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zizo101988
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le blog de rachid est d'abord un espace libre.espace d'opinions et de débats
Catégorie :
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Date de création :
23.11.2007
Dernière mise à jour :
23.05.2008
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Pourquoi lire mon article ?

Posté le 16.01.2008 par zizo101988
Pourquoi lire mon article ? Bonne question, quand on lis un article c'est pour s'informer ou tout simplement lire ! Mon article n'apportera rien a votre existence, vous n'etes pas obliger de le lire ! Alors pourquoi l'écrire aller vous me dire ? Bah tout simplement car j'ai quelque chose a dire, c'est aussi simple que ça !

Que pensez-vous des frites ? Moi personnellement je n'ais pas envie de m'attarder sur ce sujet ! Bah alors pourquoi j'ai poser la question ? Bonne question ! A vrai dire toutes les questions ont un sens ! Mais quel sens justement ? Comment le savoir ? Je ne sais pas ! Quelqu'un le sait peut-être ? Si c'est le cas qu'il me le dise car je suis trop longtemps resté dans l'ignorance, d'ailleurs j'y suis toujours ! Au moins je l'admets ! Et d'un coté il ne faut pas tout savoir, juste savoir ce qui nous intéresse ! Car c'est vrai qu'est ce que tu en a faire qu'il soit 18h44 a l'heure ou j'écris ? ! Moi nan plus je vois pas a quoi ça sert de dire ça ! Je te rassure tu peux arrêter de lire si tu pense que mon article est nul, car même moi je pense qu'il est nul ! Enfin pas tout a fait ! Si c'était vraiment nul je ne continuerais pas de l'écrire ! A moins que je sois complètement "stupide" !

Vous savez je fais des arts plastiques et j'ai appris avec le temps qu'il faut toujours aimer ce qu'on fait sinon il ne plairont jamais aux autres, il faut attacher beaucoup d'amour au moindre petit traits fais de la mine de son crayon de papier ! C'n'est pas évident, croyez moi, j'ai eu du mal à réaliser ce petit détail qui change tout pour le spectateur de notre représentation (enfin de "l'œuvre d'art") ! Vous ne me croyez toujours pas ? C'est vrai je ne vais pas nan plus vous obligez a me croire, déjà que vous lisez mon article qui n'a ni queue ni tête ! Mais si il n'y a pas de "queue" ni de "tête" ou se trouve le bout ? Il y a forcement un bout nan ? Le bout de quoi ? Bah le bout de mon article ! Ça veut donc dire que mon article se finira un jour ? ! Quel dommage je voulais qu'il n'y est pas de bout, ou plutôt pas de fin ! Rha oui ! J'aurais voulu écrire un article infini...

On ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie, c'est la vie ! Cependant elle est quand même belle n'est ce pas ? Du moins si tu lis (je pense qu'on peut se tutoyer maintenant, après avoir lu mes longues lignes de mon article) cet article c'est que tu trouve la vie belle, sinon tu ne serais pas la, tu serais ailleurs, où ? J'en sais rien a toi de me le dire ! Alors où ? Laisse tomber ça n'a pas d'importance ! A bon tu crois ? Pourtant tout le monde est important aux yeux de certaines autres personnes, ce n'est pas parce qu'une personnes t'es indifférentes, qu'elle l'ait pour les autres ! Ah oui tu as raison, excuse moi, je dois me soucier plus des autres et être moins égoïste ! Hein quoi ? Tu serais capable de ne pas être égoïste et de penser aux autres ? D'oublier tes proches pour penser a ceux qui ont besoins d'aide ? D'aller jusqu'à te négliger pour les autres ?... ? !... ? ! Moi nan plus je ne pense pas ! Ne te voile pas la face, on est des êtres humains, des bêtes, notre instinct de survie est la seule chose qui nous pousse a vivre ! Tu vois tu respires sans même t'en rendre compte ! C'est t'y pas magnifique ?



--

le courage

Posté le 09.01.2008 par zizo101988
Le courage c'est de faire face à la vie,de persister à croire que ca va passer et que ca va aller mieux,voir la vie comme un défi et chercher des moyens pour un mieux être

sa3adaaaaaaaaaaaaaaa

Posté le 09.01.2008 par zizo101988
le temps c'est de l'argent

A tous les jeunes 2

Posté le 03.01.2008 par zizo101988
je tiens à remercier tous les internautes qui ont aimé l'article précédent .
J'ai dans mon article précédent pu paraître un peu outrancier dans mes propos, mais que tout le monde se rassure, je ne veux point entendre de huées dans l'assistance : je ne suis pas du tout CONTRE les jeunes, j'en suis un moi-même. ;-) Moi aussi, je me suis surpris à regarder Star Academy, à chanter sur une chanson "ultra commerciale" et à dire des expressions du style : "Ca m'saoule !!" "C'est clair !!", "C'est mort!!" Cela n'est pas grave lorsque ce n'est pas débité toutes les 2 minutes, d'autant plus que se priver d'une langue aussi belle culturellement et aussi riche que la langue française serait vraiment regrettable...Enfin moi, ce que j'en dis. Et je voudrais que l'on en finisse avec ces "a priori", le fait de bien parler n'a rien à voir avec le rang social d'une personne : ce n'est pas parce que quelqu'un parle bien, qu'il est forcément riche et ce n'est pas parce que quelqu'un parle mal qu'il est forcément pauvre. Il n'y a ni "langues de pauvres" ni "langues de riches".
Ensuite, pour poursuivre sur l'article dernier, je voudrais que tous les jeunes comprennent que parce que nous représentons, si j’ose dire, la force vive de la nation, il est important de s'engager, de prendre position, même si ces positions peuvent être fortes désagréables à prendre. Je pense que personne ne veut d'un pays dans lequel règne du nivellement par le bas de la culture et l'intolérance ce qui conduirait à l’éclatement des valeurs de fraternité que des sociétés moins avancées que nous conservent toujours. Si nous ne voulons pas être des particules qui se disperseraient partout, nous devons être Unis !!
Toi mon ami, qui m’accompagne toujours avec bravoure dans ma longue discussion hasardeuse sur la vie, tu le sais toi que tu peux le changer. Essaie de garder ces quelques lignes qui ne sont pas des grandes lignes dignes d’un intellectuel je le concède mais qui semblent amorcer la condition humaine. Par simple respect pour ceux qui sont partis, qui ont lutté contre la discrimination, pour ces femmes, ces enfants morts de fatigue, d’épuisement, de faim, de soif, et que sais-je encore, nous qui représentons le « demain » de maroc , nous nous devons de commémorer et honorer ces gens en manifestant des sentiments humains, en nous engageant dans la vie contre la bêtise et le mépris. La fraternité et la solidarité doivent perdurer sinon nous n’avons plus rien en commun et nous ne sommes PLUS RIEN !! Pas une fraternité superficielle, beuverie entre potes, ou autres orgies mais une fraternité à l’égard de toute personne humaine, une fraternité BIEN REELLE !
Je vais te laisser là cher ami car tu dois bien commencer à être fatigué et moi aussi .
A bientôt mon compagnon des mots !!

Agadir : Le surf fait plus d’adeptes en cette saison

Posté le 02.01.2008 par zizo101988
Bénéficiant d’une des plus belles et longues côtes du Maroc, la ville d’Agadir connaît un grand engouement pour l’un des sports nautiques les plus pratiqués : le surf.

Plage de Taghazout, à quelques kilomètres d’Agadir. Ici, se retrouvent de plus une plus d’adeptes du surf. Jeunes Marocains ou étrangers viennent profiter des longues droites et des beach breaks qui s’alternent sur le littoral. En vrai paradis des surfeurs, les plages de la région offrent un climat doux associé à des vagues qui s’apprêtent aux débutants comme aux habitués. Des conditions pratiques pour exercer son sport favori dans d’excellentes conditions. Munis de leurs planches, variant la taille des vagues, ils sont de plus en plus nombreux à glisser sur les vagues des plages de la région. Leur défi, glisser sur les vagues, exercer des manœuvres tout en se tenant debout.
De Taghazout à Tamghart, les surfeurs profitent des conditions climatiques optimales pour s’adonner à grand cœur à leur passion. En effet, la période allant de septembre à avril présente le meilleur temps pour les adeptes de cette pratique. Les vagues déchaînées, le vent et la température de l’eau offrent des atouts idéals favorisant la pratique du surf. La naissance de plusieurs écoles de surf qui campent sur les plages de la région reste l’un des éléments encourageant pour initier de plus en plus de jeunes. Animés par la même passion, ils ne ratent pas l’occasion d’un bon vent pour profiter des vagues déchaînées. «Je suis étudiant et le surf est ma première passion. Je me rappelle de ma première vague. Je ne connais pas une sensation ou un plaisir comparables à celui de surfer et de tenir le rythme d’une vague le plus longtemps possible», souligne Issam Radi. «Chaque année, j’attends impatiemment cette période propice pour m’adonner librement à ma passion. Le surf est à la fois un sport qui vous fait apprendre la patience, la persévérance, mais également comment vaincre votre peur», ajoute t-il.
En groupe ou en solo, ils sont de plus en plus d’adeptes à se lancer dans la mer pour attiser leur désir d’aventure. Une recherche qui demande de longues heures d’exercices et de persévérance. Alors que certains bénéficient de l’appui de leurs amis pour apprendre les techniques de ce sport, d’autres sont prêts à payer pour pouvoir laisser libre cour à leur engouement. « Au début, il m’était difficile de me lancer dans ce sport, personne dans mon entourage ne pratiquait le surf, pourtant cela ne m’a pas découragé. J’ai fait appel à une des écoles de surf et j’ai pu bénéficier de coaching qui me permet aujourd’hui de bénéficier amplement de ce plaisir», explique Adil.
Les touristes étrangers sont également attirés par le charme inouï des vagues et de l’ambiance qui règne sur ces plages. Des surfeurs de toutes nationalités font le pèlerinage pour profiter de cet endroit magique. En louant des maisons qui se trouvent à proximité de la mer, ils profitent pleinement de leurs vacances et de leur passion.

Aujourd'hui Le Maroc

parkour

Posté le 24.12.2007 par zizo101988

Image ou texte alternatif

Consommation. “Du hallouf made in Morocco”

Posté le 23.12.2007 par zizo101988
Depuis dix ans, le nombre d’élevages porcins au Maroc s’est réduit comme une peau de chagrin. La baisse continue des droits de douane sur l’importation de viande porcine pourrait bientôt sonner le glas du porc “made in Morocco”.

L’information peut étonner, mais il y a bel et bien des fermes spécialisées dans l’élevage du porc au Maroc. Et pour cause : aucune loi ne l’interdit et, hormis les exigences d’hygiène et de salubrité publiques, l’activité n’est soumise à aucune condition particulière !

Dans les environs des anciens abattoirs de Casablanca, cette
information n’en est même pas une. “Des élevages de cochon ? Et alors !”, fulmine Saïd, un vendeur de fourrage, qui compte parmi sa clientèle quelques éleveurs de “hallouf”. “Il y en a toujours eu et, heureusement pour moi, il en existe encore. Mais ces dernières années, leur nombre a beaucoup baissé”, affirme-t-il entre deux gorgées de thé à la menthe. Nous sommes sur la terrasse du café de l’haj Abdellah, faisant face aux anciens abattoirs, point de rencontre d’une faune composée essentiellement de bouchers et de chevillards. À côté de Saïd, un vieil homme opine du chef, avant de lancer sur un ton presque nostalgique: “Il fut un temps où l’on tuait plus de cochons que de moutons ou de veaux dans ces abattoirs”.

Médiouna, ex-capitale du porc
Le temps dont parle ce boucher à la retraite est celui du protectorat. À cette époque, le Maroc comptait plus d’un millier d’élevages porcins. La capitale du porc marocain était alors la région de Médiouna, dans la proche banlieue de Casablanca. “Et il n’était pas rare de trouver quelques fermes à l’intérieur du périmètre urbain, notamment dans l’actuel quartier du CIL et même au Mâarif”, ajoute-t-il. Aujourd’hui, d’après les chiffres de la direction de l’élevage à Rabat, il n’en resterait que six, éparpillés entre Casablanca et Agadir. La plupart sont des fermes héritées justement de l’ère du protectorat. “Depuis cette période, il n’y a eu aucune importation de bêtes vivantes. Du coup, la quasi-totalité des porcs élevés au Maroc sont de purs produits locaux”, précise ce cadre du ministère de l’Agriculture, avant de poursuivre : “Récemment, nous avons reçu des demandes de plusieurs investisseurs étrangers intéressés par l’élevage porcin, et donc par l’importation de porcs vivants au Maroc. Ils sont toujours étonnés de savoir qu’il n’existe aucune restriction légale concernant ce genre de produits”. L’intérêt des investisseurs étrangers s’explique, selon notre source, par la hausse constante des importations marocaines de viandes porcines. C’est ainsi qu’en 2006, plus de 212 tonnes en ont été introduites au Maroc, soit une hausse de l’ordre de… 3000 % par rapport à l’année 2005 (où les importations ne dépassaient guère les 7 tonnes) ! Ceci sans compter les produits de charcuterie, plus difficiles à définir à cause de leurs ingrédients d’origines diverses. Mais au lieu de pousser au développement de l’élevage local, l’explosion du marché a plutôt aggravé sa déconfiture, accélérant, depuis une dizaine d’années, ce qui ressemble à une disparition programmée. “Jusqu’en 2000, le Maroc comptait encore une vingtaine de fermes porcines. Aujourd’hui, il n’en subsiste que deux à Casablanca et quatre à Agadir. Et elles n’abritent à elles toutes qu’un total de 4000 bêtes”, affirme Xavier Bartoli, propriétaire de deux élevages porcins à Casablanca et à Agadir. La production locale plie sous les coups de boutoir de la concurrence des produits importés, de celle de la charcuterie halal, “mais surtout d’une vertigineuse baisse des prix initiée par certains éleveurs”, précise-t-il.

À 35 dirhams le kilo, au prix de gros, le cours de la viande porcine est en effet descendu à des niveaux plancher. De quoi pousser plusieurs éleveurs à se reconvertir dans des métiers plus conventionnels, tels l’élevage de poulet, de mouton ou de veau. Parmi eux, L’haj El Mehdi, un Soussi pur jus qui déclare, un peu embarrassé : “Ce n’est plus aussi rentable que dans le passé. Et surtout, il est pour moi temps de travailler dans le halal”.

Un métier comme les autres
Halal ou haram ? La question ne se pose pas pour Saïd. “C’est un travail comme un autre. Le vrai péché, c’est de rester chez soi, les bras croisés, à attendre l’aumône”, grommelle-t-il. La même opinion prévaut parmi la multitude d’employés qui travaillent dans cette filière, et dont la plupart exercent le métier de père en fils. “Je n’emploie que des Marocains dans mes deux fermes. Et même dans les abattoirs, les porcs sont exclusivement tués par des bouchers marocains”, confirme Xavier Bartoli. Pour autant, les porcs “made in Morocco” ont droit à “des aires spécialement aménagées au sein des abattoirs de Casablanca et d’Agadir, explique notre source au ministère de l’Agriculture. Vu la sensibilité de la question, on a préféré les séparer des autres espaces d’abattage”. Dans ces aires d’abattage, une moyenne de dix cochons sont tués chaque semaine à Casablanca. Le reste, soit la grande majorité, sont traités dans les abattoirs d’Agadir, qui totalisent une moyenne de 200 bêtes par mois. Avec une moyenne de cent kilos par bête, le compte est vite fait : la viande porcine produite et écoulée chaque année au Maroc atteint les 48 tonnes à Casablanca et 240 à Agadir, soit un total de 288 tonnes par an.

Une petite partie de cette production est écoulée dans le réseau de charcuteries locales. Le reste est absorbé par les deux usines de transformation de viandes porcines qui existent au Maroc, mais surtout par les établissements hôteliers du pays. “Les hôtels sont les premiers clients des éleveurs marocains. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la majorité des élevages et des abattages sont actuellement concentrés à Agadir, destination touristique par excellence”, explique Xavier Bartoli. Mais au-delà du classique jambon qui hante l’imaginaire populaire, les produits des élevages porcins servent à des usages aussi variés qu’insoupçonnés. Ainsi, les boyaux de ces bêtes “impures” sont parfois utilisés pour la fabrication de fil médical ou de cordages de raquettes de tennis. Leur peau sert également dans la confection de chaussures ou d’habits en cuir. Quant à l’albumine et la gélatine extraites du porc, elles sont respectivement utilisées comme ingrédients dans la viticulture et la pâtisserie. Mais malgré ces nombreux débouchés, on ne peut pas dire que le porc marocain soit en bonne santé : la filière demeure en effet très marginale et tout indique qu’elle le sera de plus en plus dans l’avenir. “En 2010, lorsque les barrières douanières seront complètement levées, la production locale subira de plein fouet la domination des produits importés”, prédit, pessimiste, Xavier Bartoli. Déjà, les droits sur l’importation de viande porcine viennent de passer de 75% en 2006, à 40%. Les jours du porc marocain sont-ils comptés ?


telquel

Quels musulmans sommes-nous ?

Posté le 18.12.2007 par zizo101988


La vérité sur les convictions religieuses des Marocains.




87% ont le Coran chez eux
S'agissant de la lecture (du texte coranique), ils sont 5,6% à le lire tous les jours, 28,1% à le faire de temps à autre et 58,9% à ne jamais l'avoir fait. Seuls 1,4% des enquêtés mémorisent la totalité du Coran, 5,6% en mémorisent quelques ahzab et 82,1% en mémorisent seulement quelques sourates. 11% de la population déclarent n'en rien mémoriser. Le fait scolaire se révèle un élément de distinction au sujet de cette mémorisation. L'âge aussi. Le taux de ceux qui n'ont rien
mémorisé du Coran est de 6,8% des personnes scolarisées contre 22,9% de non scolarisées chez les 18-24 ans, alors que chez les 60 ans et plus, le taux de non-mémorisation est de 16,7% chez les personnes non scolarisées contre 0% chez les scolarisées d'entre elles.

60% ne considèrent pas comme musulman quelqu'un qui ne fait pas le ramadanNous savons que, par rapport à la pratique du jeûne, le degré de tolérance est faible. On accepte plus facilement une personne qui ne fait pas la prière qu'une personne qui casse le jeûne : 59,9% des enquêtés ne considèrent pas comme musulman quelqu'un qui ne fait pas le jeûne contre 27,9% qui pensent le contraire. Quelle attitude observer à l'égard d'une personne qui ne jeûne pas ? Ils sont 44,1% à considérer que cette personne doit être punie jusqu'à ce qu'elle reprenne le droit chemin, 40,8% à trouver qu'il s'agit d'une question privée et qu'on est libre de ne pas jeûner et 14,2% à penser qu'il faut jeûner par conformisme. Par ailleurs, 82,7% des enquêtés ne sont pas d'accord pour que les cafés et les restaurants restent ouverts la journée pendant le mois de ramadan, pour les musulmans ne pratiquant pas le jeûne. S'agissant de leur ouverture pour des non musulmans, le taux des “non tolérants” baisse (41,7%).

(…) Le rapport particulier au jeûne du ramadan transparaît à propos du degré de tolérance envers sa propre progéniture. Si moins de 1% des femmes consentiraient à préparer le repas à leurs enfants non jeûneurs et seulement 11% accepteraient qu'ils le préparent eux-mêmes à la maison pendant le mois de ramadan, 70% d'entre elles refusent toute idée de complicité active ou passive avec leurs propres enfants.

57% désapprouvent la mixité dans les plages
La mixité est approuvée par 50,7% des répondants lors des mariages alors que 40,9% la rejettent. Néanmoins les comportements sont plus souples : dans la pratique, 67,1% des répondants assistent à des cérémonies mixtes. On peut parler, à cet égard, d'un léger décalage entre l'idéal - la séparation des sexes - et le comportement qui serait davantage orienté par des contraintes sociales et familiales. Par ailleurs, la mixité à l'école est largement approuvée (77,2%). C'est la plage, un espace où le corps, notamment celui de la femme, poserait problème, qui constitue un lieu où la mixité acquiert un sens particulier. Il y a 57,4% des répondants qui désapprouvent la mixité sur les plages. On peut conclure que l'attitude à l'égard de la mixité n'est pas absolue, et qu'elle varie selon les lieux et les contextes.

16% souhaitent adhérer à une association religieuse
Parmi les personnes interrogées, 7% sont membres d'une association de la société civile. Pour avoir une idée sur les prédispositions des répondants, nous leur avons demandé de choisir le type d'association auquel ils souhaiteraient adhérer. Les réponses montrent que 43% rejettent toute adhésion future à une association, 24% optent pour les associations de bienfaisance, 16,5% pour les associations religieuses et 11,3% pour les associations des droits de l'homme.

9 sur 10 croient aux jnoun et au mauvais œil
Les répondants croient à 90,9% au mauvais œil et à plus de 85% aux jnoun et à la magie noire (s'hour). Ils sont 70,7% à croire au tqaf et 37,6% à la voyance. Ces variations seraient liées au degré d'autorité des croyances elles-mêmes. Celles qui sont relatives aux jnoun, à la magie noire et au mauvais œil sont consacrées à la fois par les croyances orthodoxes et par les traditions locales, alors que le tqaf et la voyance ne relèvent que des traditions locales. Il y a des croyances qui sont l'objet d'une adhésion plus forte, que les gens soient instruits ou pas. Des taux élevés sont observés chez les répondants ayant un niveau d’études supérieures : plus de 77% croient aux jnoun, au mauvais œil et à la magie noire. Il faut noter par ailleurs que les pratiques rituelles et les croyances ne coïncident pas forcément : 67% des répondants font la prière alors que 91% croient aux jnoun.

34% considèrent la télévision comme la première source d'information religieuse
L’identification des sources d'information religieuses permet d'apprécier le degré et la nature des connaissances dans le domaine religieux. Certaines agences religieuses traditionnelles jouent encore un rôle dans la diffusion de la connaissance religieuse. Ainsi, la principale source en la matière est représentée par les imams des mosquées pour 24,7% des enquêtés et par les prédicateurs pour 5,8%. Sur ce plan, le poids des zaouias et des associations religieuses est quasi inexistant (moins de 1%). La famille et les parents, assez présents lorsqu'il s'agit des pratiques rituelles comme la prière et le port du hijab, n'ont plus qu'un rôle secondaire au niveau des connaissances religieuses (11,4%). Par contre, la part accordée à l'apport des amis s'élève à 23,7%. Cependant, le changement le plus remarquable par rapport au dispositif traditionnel consiste dans l'avènement de la télévision qui constitue la source première de l'information religieuse pour plus du tiers des répondants (34,5%). Parmi ceux-ci, 61,2% citent des chaînes arabes orientales spécialisées en matière religieuse, 47% des chaînes marocaines, et 24,1% des chaînes arabes orientales généralistes. Les autres nouveaux supports, comme la cassette audio (11,9%), le DVD (6,1%) et l'Internet (1,7%), sont peu utilisés.

83% approuvent le port du voile
Quand on pose directement la question de savoir quelle attitude avoir à l'égard du port du hijab, la part des répondants qui l'approuvent atteint 83,2%, dont 64,9% pour des raisons religieuses et 17,2% pour des raisons non religieuses (pudeur, respect). Cependant, approuver le port du hijab est une chose, mais en faire une obligation pour la femme musulmane en est une autre. En effet, 75% des répondants trouvent qu'une femme peut être considérée comme musulmane sans porter le hijab, alors que 9,9% pensent le contraire.

28% pensent que la religion doit guider la vie politique
L’une des questions a été formulée comme suit : “A votre avis, la religion doit-elle guider la vie personnelle seulement ou la vie politique aussi ?”. Selon 26,3% des répondants, la religion doit être limitée à la vie personnelle et 28,9% pensent qu’elle doit guider la vie politique. Cependant, ce qui est remarquable, c'est le taux élevé des répondants qui ne savent pas quelle position prendre (44,8%). Sur le rapport entre la religion et la politique, les résultats obtenus sont proches des précédents : il y a 24,9% des répondants qui trouvent que la religion devient dangereuse quand elle se mêle de politique et 26,1% pensent le contraire. Dans ce cas aussi, le taux des répondants sans opinion est élevé (48,8%). Mais lorsque la question concerne directement les acteurs et les organisations politiques, alors le taux des répondants voulant séparer la religion et la politique augmente. En effet, 41,5% pensent que les hommes politiques ne doivent pas se mêler de la religion et 18,1% pensent le contraire. D'un autre côté, 35,4% pensent que les spécialistes du religieux (oulémas, prédicateurs…) ne doivent pas traiter de politique et 25,2% pensent le contraire. Concernant particulièrement le prêche du vendredi, 33,4% pensent qu'il doit éviter les questions politiques alors que 32% pensent le contraire. L'opinion des répondants est relativement plus tranchée lorsqu'il s'agit de partis politiques qui se présentent comme religieux : 47,6% sont contre ce type de parti politique, 10,3% y sont favorables et 39,6% n'ont pas d'opinions. Nous avons aussi demandé aux enquêtés de classer par ordre de préférence trois qualités de l'homme politique. Ils sont 46,1% à classer l'honnêteté (ma'qul) en premier, 37% à le faire pour la piété, et 14,4% pour l'efficacité.

40% refusent toute interaction entre juifs marocains et musulmans marocains
Les attitudes à l'égard des Marocains juifs sont examinées à partir d'une série d'indicateurs. Traditionnellement, maints sanctuaires sont visités par des Marocains juifs et musulmans. Tout récemment, les pèlerinages de Marocains juifs de la diaspora (résidant en Europe, au Canada, aux USA et en Israël) ont donné une nouvelle impulsion aux fêtes célébrées en l'honneur de saints juifs. On peut dire que le contexte officiel est favorable pour ce genre de pèlerinage. 40,0% des répondants sont au courant de l'existence de ce type de sanctuaires. La question d'interdire les cultes juifs ne se pose pas, la tolérance est plus facile à afficher lorsque chacun prie dans son sanctuaire ; mais dans notre cas, il s'agit de cultes interconfessionnels. Il y a 41,6% des enquêtés qui pensent qu'il faut interdire ces cultes et 19,2% pensent qu'il faut les maintenir. Par ailleurs, 45,6% des répondants n'approuvent pas que des chaînes de télévision marocaines retransmettent ces cérémonies et fêtes, alors qu'ils sont 24,1% à l'approuver. Nous constatons donc que 40% au moins des répondants désapprouvent toute interaction entre juifs marocains et musulmans marocains, ceux-ci ne doivent partager ni un sanctuaire, ni un rituel, ni le petit écran. Chacun devant pratiquer séparément sa religion et ses coutumes

44% sont favorables à la polygamie
L’attitude à l'égard de la polygamie illustre les différences entre les jeunes et les vieux quant aux valeurs à références religieuses. Si 44,4% de la population est favorable à la polygamie, cette proportion est de 36,9% chez la tranche d'âge 18-24 ans et de 60% chez les 60 ans et plus. La proportion des enquêtés favorables à la polygamie est proportionnelle à leur âge : plus les personnes avancent en âge, plus le taux de celles d'entre elles qui sont favorables à la polygamie augmente. L'opinion favorable à la polygamie se trouve également plus confirmée chez les catégories scolarisées de la population que chez les catégories non scolarisées : 38,1% de scolarisés contre 32,9% de non scolarisés chez les 18-24 ans, 70,3% de scolarisés contre 56,5% de non scolarisés chez les 60 ans et plus.

39% acceptent la cohabitation entre croyants et non-croyants
Juridiquement, la nationalité marocaine a un caractère laïc. Mais tel n'est pas le cas lorsqu'il s'agit des représentations dominantes de la nation marocaine fondées sur l'islam. A ce sujet, 41% des répondants approuvent l'idée que la nation marocaine soit composée de Marocains de différentes confessions religieuses, musulmane, judaïque et chrétienne. La cohabitation de croyants et de non-croyants dans un même pays serait plus difficile à admettre. Toutefois, 38,8% des répondants pensent qu'une telle situation est acceptable. Théoriquement, l'hypothèse que toute relation religieuse, matrimoniale et commerciale, avec l'Autre soit bannie, n'est pas exclue.

21% des jeunes approuvent les mouvements jihadistes
À la question : “Etes-vous d'accord ou non avec les mouvements jihadistes ?”, les réponses des enquêtés sont partagées et les taux de réponses “ne sait pas” et “sans opinion” sont très élevés : 17,6% de la population répondent par “oui”, 28,9% par “non”, 32,2% par “ne sait pas” et 20,8% sont sans opinion. Cette même distribution des opinions se retrouve également au niveau des catégories d'âge. Mais là aussi, l'accord est proportionnel à l'âge des enquêtés. Plus on est jeune, plus on est d'accord avec les mouvements jihadistes. Ainsi sont d'accord ces 21,8% des 18-24 ans contre 9,7% des 60 ans et plus. Peut-on conclure que les jeunes sont plus jihadistes que les moins jeunes ? Il n'est pas sûr que l'on puisse le faire. Si l'on aborde la question sous l'angle des enquêtés qui affichent leur désaccord avec ces mouvements, on constate également que plus on descend dans la hiérarchie des âges et plus ce désaccord s'amplifie : 31,4% chez les 18-24 ans contre 20% chez les 60 ans et plus.

66% se sentent plus proches d'un musulman afghan que d'un chrétien palestinien
à propos d'une question qui demande à la population de l'enquête de désigner, sur la base d'un critère religieux, la personne la plus proche de soi : un musulman afghan, un chrétien palestinien ou un juif marocain. Les réponses à cette question font ressortir que 66,3% des Marocains se considèrent plus proches d'un musulman afghan que d'un juif marocain (12,9%) ou d'un chrétien palestinien (6,3%). Les plus âgés d'entre eux sont les plus catégoriques à cet égard : 82,1% des 60 ans et plus s'identifient à un musulman afghan, 6,9% à un juif marocain et seulement 2,1% à un chrétien palestinien contre successivement 52,9%, 16,7% et 12,3% chez les 18-24 ans. Les plus jeunes se déclarent proches d'un juif marocain dans une proportion plus élevée que les générations plus âgées. Ce sentiment décline également ici avec l'avancée en âge.

91% sont favorables à l'usage du haut-parleur pour appeler à la prière de l'aube
Seuls 25,5% des enquêtés disent s'acquitter à l'heure de la prière de l'aube de façon régulière et 41,6% disent s'en acquitter à l'heure de temps en temps. Les plus âgés d'entre eux sont les plus pratiquants et la pratique régulière augmente avec l'avancée en âge. Pourtant la quasi-majorité de la population enquêtée (91,3% de la population), incluant les pratiquants irréguliers et aussi une grande partie des non-pratiquants (ils sont 59,9% chez les 18-24 ans), sont d'accord pour l'usage du haut-parleur pour appeler à la prière de l'aube. Même les jeunes de 18-24 ans se disent à 88,1% d'accord pour l'utilisation du haut-parleur dans ce sens alors que les pratiquants réguliers de la prière de l'aube à l'heure ne représentent que 9,8% de cette catégorie d'âge. Chez les 60 ans et plus, ils sont 96,3% à être d'accord pour un tel usage, mais pour ce qui est de cette catégorie, contrairement aux jeunes, la pratique régulière de la prière de l'aube est conséquente puisqu'elle est de l'ordre de 57,6%.

87% des femmes refusent l'avortement par conviction religieuse
Les femmes sont à 89% pour la contraception, soit dix points de plus que les hommes. Sur les 11% (des femmes) qui y sont opposées, 71% le sont pour des raisons religieuses et 25% pour des raisons de santé. Par rapport à l'échantillon global, 3% seulement des femmes sont contre la contraception pour des raisons religieuses. Les résultats sont totalement inversés lorsqu'il s'est agi de l'IVG (ndlr : interruption volontaire de la grossesse, plus communément appelée avortement), 94% des femmes y sont opposées, presque autant que les hommes. 87% des femmes y sont opposées uniquement pour des raisons religieuses et 7% associent dans la même réponse questions de santé et questions de religion. La différenciation entre la contraception et l'IVG montre bien qu'il y a un effort d'interprétation de l'interdit religieux, qui aligne les femmes marocaines sur des positions théologiques communes à plusieurs religions, y compris chez les chrétiens.

32% rejettent le crédit bancaire pour raisons religieuses
Ils sont 45% de la population enquêtée à envisager de contracter un crédit bancaire avec intérêt, en cas de besoin, 37,5% d'entre eux rejettent l'idée de le contracter et 22% qui ne savent pas quoi faire. Mais le rejet du crédit bancaire n'a pas que des raisons religieuses. Bien au contraire, l'argument religieux n'apparaît que chez une minorité de ceux qui n'envisagent pas de prendre de crédit bancaire lorsqu'ils ont besoin d'argent. 65,8% des enquêtés avancent des raisons non religieuses à leur rejet du crédit bancaire contre seulement 32,6% qui évoquent une raison religieuse.

84% désapprouvent le takfir
Un Marocain a t-il le droit de déclarer un autre Marocain impie (kafir) ? Seuls 4,4% de la population enquêtée répondent par “oui” contre 84,3% de “non”, avec 8,8% de “ne sait pas” et 2,4% de “sans opinion”. Le taux du “oui” augmente lorsqu'on descend dans la hiérarchie des âges et le taux du “non” augmente modestement lorsqu'on avance en âge : 5,1% des 18-24 ans contre 2,1% des 60 ans et plus répondent par “oui” contre respectivement 83,3% et 86,2% de “non”.

75% refusent qu'un musulman change de religion
Lorsqu'on évoque avec les enquêtés l'hypothèse de la présence d'étrangers non musulmans et du besoin de garder ouverts les restaurants, les refus sont moins spectaculaires mais restent très élevés pour un pays qui aspire à accueillir 10 millions de touristes et à servir de terre d'asile pour les nouveaux retraités européens en quête de soleil. Une femme sur deux leur refuse le privilège de se restaurer dans des lieux publics, alors que seul un homme sur trois partage cet avis.

On peut dire globalement que, sur les questions relatives à la tolérance, les femmes s'avèrent moins tolérantes que les hommes ; elles sont 75,5% à ne pas concevoir le mariage de leur proche avec une fiancée de confession israélite contre 67,5% des hommes. Les femmes sont aussi plus nombreuses à ne pas accepter l'idée qu'un musulman change de religion 77,5% (72,9% pour les hommes).

80% sont contre la présence des imams femmes
La majorité des femmes ont une opinion arrêtée sur la question de la guidance de la prière par une femme : 84,5% d'entre elles sont contre une telle pratique, presque autant que les hommes ! 80% des femmes ont par ailleurs une opinion sur le costume islamique masculin, 50% d'entre elles pensent que les hommes n'ont pas d'obligation dans ce domaine. Elles sont 91% à avoir une opinion sur le costume dit autorisé pour les femmes et 63% d'entre elles à penser qu'il est obligatoire, un peu moins que les hommes qui partagent le même avis à hauteur de 69%. Sur la question du hijab, toutes les femmes interrogées se sont prononcées : elles sont 84% à penser qu'il est souhaitable de le mettre et 8% à se déclarer opposées à son port.

28% considèrent ceux qui ne font pas la prière comme non musulmans
Près des deux tiers des enquêtés (65,7%) pratiquent régulièrement la prière, 8% prient mais de manière irrégulière, 11,7% ont cessé de prier et 14,6% ne l'ont jamais fait. Les pratiquants qui se rendent régulièrement à la mosquée sont de 5,9 % (5,7 % pour la prière de l'aube). A défaut d'enquêtes antérieures, aucune comparaison dans le temps, en termes de régression ou de progression, ne peut être faite. Dans tous les cas, la place que la prière occupe dans la définition du musulman est une question controversée. A cet égard, certains docteurs tiennent la prière pour une condition nécessaire, d'autres estiment que celui qui ne fait pas la prière reste quand même un musulman, mais un musulman désobéissant ('açi) ou incomplet (naqeç). Dans notre enquête, 54,8% des répondants trouvent qu'une personne qui ne fait pas la prière peut être considérée comme musulmane et 28% pensent le contraire. Ceux qui recourent aux catégories de musulman “désobéissant” ou “incomplet” sont faiblement représentés (1,4%).


66% pensent que dans l'islam, il y a solution à tout
La majorité des Marocains considèrent la religion musulmane comme une religion supérieure, valable en tout temps et en tout lieu. Les musulmans, qu'ils soient théologiens ou adeptes, ont toujours donné cette définition à l'islam.

(…) 66% des enquêtés pensent que dans l'islam, il y a solution à tout, contre seulement 5,8% qui pensent le contraire, alors que 20,9% des enquêtés déclarent ne pas savoir et 6,9% n'ont pas d'opinion. Et, s'il y a dans l'islam une solution à tout, alors ce serait dans quel domaine au juste ? La réponse est : 99,3% pour les relations sociales (mou'amalât), à 95,7% pour la santé et la médecine, à 91,7% pour l'économie, à 88% pour la politique et à 77,7% pour la technologie.

D'abord musulmans, ensuite Marocains, arabes, etc.
L’identité musulmane est l'identité dominante de notre population. La majorité des Marocains se définissent d'abord comme musulmans, puis comme Marocains. Les identités arabe, berbère et africaine viennent successivement en troisième, quatrième et cinquième positions.

(...) Pour toutes les catégories d'âges, la hiérarchie de ces composantes est la même : musulmane, marocaine, arabe, berbère et africaine. Elle est ainsi pour les jeunes comme pour les générations âgées mais dans des proportions différentes. L'identité musulmane est placée au premier rang par 66,9% des 60 ans et plus et par seulement 49,8% chez les 18-24ans. 15,7% de cette dernière population l'ont même classée en troisième position comme l'ont fait 6,9% des 60 ans et plus. En revanche, l'identité marocaine est classée au premier rang par 32,1% des 18-24 et par 22,1% des 60 ans et plus. L'identité arabe est placée en tête des identités par 7,8% de la population des 18-24 ans et, fait très frappant, par 0,7% des 60 ans et plus. Au final, l'identité musulmane est très affirmée par les vieux comme par les jeunes. L'identité marocaine est plus marquée chez cette dernière catégorie que chez la tranche d'âge la plus avancée.

La folie coke

Posté le 14.12.2007 par zizo101988
Drogue festive, la cocaïne a pris
un chemin tout tracé vers
les night-clubbers



Sentiment de puissance. Lucidité. Intensité. Brillance. Créativité. Endurance. Le paradis artificiel de la cocaïne offre tout cela. Un court laps de temps. De la montée euphorique à la descente aux enfers. Enquête sur une drogue dangereusement populaire au Maroc.

Soirée Trance à Bouskoura. Parmi les présents à ce rendez-vous où la jeunesse dorée de Casa-Rabat croise une faune alternative, plus underground, Sarah, 21 ans, une jeune femme plus nerveuse que la moyenne. Elle y est sans y être. Même accompagnée de son Jules du
moment, Sarah n’en a que pour les autres, les têtes nouvelles ou à peine connues. La musique ne lui suffit pas. Elle ressemble à un passager resté sur le quai à attendre, désespéré, en comptant les secondes, le prochain train. Qui ne vient pas !

Sarah est consommatrice de cocaïne et elle a fait le déplacement jusqu’à Bouskoura avec l’idée de trouver un dealer. Problème d’approvisionnement à Casablanca depuis trois mois. C’est panne sèche après une série d’arrestations qui a entraîné une rupture de stock. Une poignée de dealers sont tombés, cela a suffi à créer une pénurie chez les consommateurs habitués. Sarah n’a pas lu la rubrique faits-divers pour le comprendre, le bouche-à-oreille a naturellement fonctionné vite, très vite, parmi ses amis consommateurs. “Mon dealer ne répondait plus. Cela n’a fait que confirmer le climat de paranoïa qui s’installe à chaque arrestation”, explique la jeune femme. L’ecstasy, par contre, n’a pas disparu du marché, acheté avant la soirée Bouss par son copain. Sarah, plus branchée sniff que gobage, n’a pu compter sur le fournisseur habituel de son copain : “Les dealers d’ecsta se sont spécialisés, ils font rarement dans la coke”. La jeune clubbeuse tourne en rond, elle n’est pas la seule en quête de poudre : “Les gens circulaient durant la soirée en demandant à plusieurs personnes s’ils connaissaient quelqu’un qui en avait…”. Ils sont pour la plupart repartis bredouilles, les personnes connected sachant qu’il ne faut jamais répondre aux demandes d’inconnus. “Les flics peuvent s’inviter à tout moment dans ce type de soirée”, conclut Sarah, pour qui la soirée n’aura manqué que d’un détail : la coke.


Malice et caprices du dealer-roi
Les amateurs de cocaïne sont privés depuis peu de leur dose, mais cette situation n’est que conjoncturelle. Structurellement, le Maroc s’est largement ouvert aux lignes blanches. Elles sont même franchies allégrement depuis que la cocaïne a débordé le cercle restreint de la bourgeoisie marocaine pour atteindre des milieux beaucoup moins aisés. Effet de mimétisme (drogue à la mode), et surtout fait économique : le gramme coûtait 1000 dirhams il y a trois ans contre 500 à 600 dirhams aujourd’hui. La coke est de moins en moins un produit de luxe car il y en a davantage sur le marché. Elle n’est plus rare, d’usage presque courant depuis que le Maroc est devenu un pays de transit pour les narcotrafiquants d’Amérique latine. Ainsi, selon les chiffres de la douane marocaine, les saisies de cocaïne ont été multipliées par 53 en un an, avec 911 kilos de cocaïne saisis en 2006 contre 17 kilos en 2005. La nature ayant horreur du vide et le sens du business n’étant pas l’apanage des autres, une partie du lot saupoudre le Maroc au passage. Et, parole de dealer, “quand elle n’arrive pas jusqu’à nous, on va la chercher”. Redouane, dealer à Rabat, loin d’avoir l’envergure d’un membre du cartel de Medellin, va faire ses emplettes de manière régulière à Laâyoune. Il achète 1 ou 2 kilos en moyenne entrés illégalement depuis la Mauritanie. Redouane revend le gramme à 700 dirhams, sans possibilité de négociations. “C’est du cristal (qualité supérieure)”, répète t-il au téléphone, sans même chercher à convaincre ses obligés. Les nouvelles vont vite de Casa à Rabat, l’homme se sait en position de force à cause de la pénurie à Casablanca, la capitale coke du royaume. Le client n’est pas roi, le dealer si. Redouane prend une commande de deux grammes, mais n’en ramène qu’un seul. “C’est tout ce qu’il me reste, à prendre ou à laisser”. Il fixe un prix avant de le majorer, au moment de la transaction, de 100 dirhams, parfois plus. Il donne rendez-vous à l’endroit A, avant de changer pour l’endroit B, ensuite C, etc. “C’est les affaires, c’est comme ça”, explique-t-il à son client assujetti. Le jet passé de la paume du dealer à celle du client pèse moins d’un gramme, il est plus cher et moins pur que prévu, mais le deal fait deux hommes heureux. Et si client pas content, il n’a qu’à se tourner vers un autre dealer. S’il en trouve !

Ça plane pour moi !
Meryem a découvert la coke à 18 ans lors d’un stage avec des photographes étrangers. “On m’a proposé une ligne. C’était aussi anodin dans ce milieu qu’allumer une cigarette. Je n’ai pas hésité une seconde. Ça m’a sublimée : je savais clairement quelle photo je voulais prendre !”. Première ligne, effet immédiat. Meryem a appris, depuis, à ne plus compter les lignes. “Je suis restée moi-même mais en version améliorée”. Meryem a grossi les rangs des sniffeurs, elle éprouve régulièrement la perméabilité de ses narines pour un impact toujours fort, immédiat. Exemple du jour du bac, quand la jeune fille affronte l’épreuve de maths, dont le caractère très virtuel lui vaut généralement sueurs froides et pannes d’inspiration : “J’ai décroché un 18 sur 20, j’étais lucide, c’était incroyable”. Aujourd’hui, elle consomme 1,5 gramme par séance comme un outil de travail, soit au total cinq bonnes lignes. Passe à 3 grammes parfois. “Je foisonne d’idées les trois premiers quarts d’heure suivant une prise. Ensuite, l’effet s’atténuant, j’affine mes idées car la coke vous permet de vous concentrer à fond”. Meryem a mordu, elle est accro même si elle s’en défend d’un geste de la main : “Non, je ne suis pas accro, mais sevrée de coke depuis trois mois, mon rendement a diminué et j’ai un peu arrêté de travailler…”

Ça plane pour moi ! disait la chanson. Nabil, 26 ans, n’a pas l’âge pour se souvenir de la chanson de Plastic Bertrand. Il n’en a pas besoin. Habitué des boîtes de nuit, il prend de la coke pour prolonger la fête et planer sans lutter contre le sommeil : “La première fois, c’était au cours d’une soirée où j’avais beaucoup bu. La coke m’a réveillé. Je n’ai plus ressenti les effets néfastes de l’alcool, le côté assommant. Je ne vivais que les côtés bénéfiques de l’ivresse : gaieté, désinhibition, inspiration”. C’est un constat qui revient chez tous les nightclubbers, amateurs de mélange alcool (fort de préférence) et coke. “On peut se mettre minable, la coke maintient le niveau d’ivresse là où il faut, à la juste limite, celle précédant le départ en vrille ou le K.O technique”, tranche, philosophe, Nabil. La consommation et la vente de coke dans les boîtes sont d’ailleurs un secret de polichinelle. La brigade des stup’ explique ne pas pouvoir pénétrer ce milieu sans se faire repérer à deux kilomètres. Trop décalés par rapport aux nightclubbers, comme une tache dans le décor, aucune opération undercover à l’américaine n’est possible pour eux. Pendant ce temps, le business est florissant et les narines pleines. “On ne va tout de même pas coller un vigile en permanence devant les toilettes !”, s’indigne un gérant de boîte rbatie très fréquentée par les jeunes. A Casablanca, un pub très en vogue n’a pas hésité à recourir à l’inimaginable : fermer les toilettes ! Ne restent que les urinoirs, les amateurs de sniff et ceux voulant faire la grosse commission sont priés d’aller se soulager les narines et les intestins ailleurs.

Sexualité à modulation variable
“J’ai soigné un patient qui prenait de la coke pour des raisons sexuelles”, explique le professeur Nadia Kadiri, psychiatre au centre psychiatrique du CHU Ibn Rochd. L’homme, issu d’un milieu traditionnel, est loin du portrait-robot du consommateur de coke, tel qu’on peut habituellement l’imaginer. Plutôt du style classique et sans histoire, marié à sa cousine, un couple modèle avec bébés et sans chien. Et la coke, alors ? Notre homme y a goûté lors d’une soirée comme les autres, pas plus arrosée que la moyenne. Il a tout de suite plongé, y trouvant un palliatif à sa vie sexuelle pépère : “Ce patient avait une sexualité à vocation procréatrice. Du fait de la cocaïne, il s’est mis à vivre tous ses fantasmes sexuels avec des prostituées. Timide de nature, la cocaïne a levé toutes ses inhibitions”, ajoute Nadia Kadiri. Notre homme, que l’on peut appeller H, découvre d’autres plaisirs. Il goûte à l’interdit et n’en finit pas d’explorer, épaté, son corps, sa sexualité débordante. Cela veut dire deux choses : plus de lignes, plus de crédit à dépenser. C’est la théorie du plus, toujours plus. H ruine son couple et son compte bancaire. C’est son père, finalement, qui finit par le traîner de force en consultation. “Il (le père) lui a parlé comme à un gamin, en l’insultant devant moi. Il l’a infantilisé”, résume Nadia Kadiri pour souligner que les raisons de consommer de la drogue sont plus complexes qu’on ne le croit. L’homme enfant, en prenant sa ligne de coke, se rebelle, brise le carcan familial, rejette les codes sociaux compilés sur plusieurs siècles d’éducation conformiste. Il est en retour traité en enfant !

Rayon psyché, la coke agit à la manière d’un puissant révélateur. Et comme, dixit tous les spécialités du climat mental de l’être humain, “le sexe de l’homme c’est sa tête”, la poudre module à l’envi la sexualité de ses adeptes. “Question sexe, ce n’est que du bonheur. Ma peau devient électrique et mon mec puissant et infatigable”, témoigne Hind. Mais cette effervescence des sens ne dure qu’un temps. “À la longue, la cocaïne n’a plus aucune influence bénéfique sur le sexe. Vous aurez beau appliquer un peu de poudre sur le sexe, comme certains vous le conseillent, c’est le calme plat”, nuance, dépité, Marouane qui, après quelques performances, est tombé dans le panneau des pannes sexuelles au moment où il ne faut pas.

Sur “le sexe, la coke, etc.”, il existe probablement autant de théories que de cocaïnomanes. Samira, comme les autres, tous les autres, présente les choses à sa manière : “À deux, il ne faut pas rater les premières lignes (pour faire l’amour), sinon on plonge chacun dans son univers, on s’en suffit et il ne reste plus que les lignes à se partager à tour de rôle”.

Tant que les sinus le permettent !
Abdellah est un agent commercial de 35 ans. Ses intimes attestent qu’il va mal “puisqu’il a tout lâché, sa femme, son appart, son boulot”. Lui se trouve au contraire “très bien, juste un peu short financièrement pour boucler les fins de mois”. Son histoire avec la coke a démarré le jour où il a flashé sur un film (“Scarface”, 1983) montrant l’ascension puis la chute d’un petit dealer transplanté des rigueurs de Cuba aux plages de Miami. “Je n’ai pas retenu la fin du film, dramatique, mais le reste, toute la partie dédiée au rêve américain”. La suite ? “J’ai un peu goûté à la cocaïne chez des amis plus nantis, mais j’y ai réellement pris goût depuis que la poudre est descendue sous la barre de mille dirhams. C’est récent. Je ne suis pas riche, j’achète la coke pour mon propre compte, parfois en association avec des amis”. Pas cher est un argument convaincant, mais pas suffisant. “C’est surtout une sensation, un plaisir différent. Et puis c’est personnel, cela ne regarde personne”, renchérit Abdellah, qui explique d’une manière très “personnelle” les désordres survenus, depuis, dans sa vie privée. “J’ai rompu mes fiançailles parce que j’ai compris qu’un fossé me séparait de ma compagne, j’ai quitté mon appartement parce qu’il était trop grand, j’ai changé de boulot parce que je n’ai jamais rêvé d’être salarié. Tout cela n’a rien à voir avec la coke”. Abdellah passe sous silence un détail : comment fait-il pour assurer son jet, sa dose de blanche ? “Il deale lui-même à ses proches”, répond l’un de ses amis. Mohamed appartient lui aussi à la communauté, en expansion démographique, des consommateurs-dealers. Etudiant, artiste, il pourrait faire sien l’hymne “Cocaïne” chanté par JJ Cale ou Jackson Browne. “Jiji qui ? Je ne connais pas. Ce que je sais, c’est que je rêve de faire carrière en musique” explique notre rêveur en ligne. “Généralement, les rock-stars arrivent à la coke quand elles sont riches, ici on se poudre le nez avant même d’avoir enregistré une seule ligne de guitare”, ironise un consommateur. Il peut, du moment que lui, son trip coke, c’est le boulot, rien d’autre : “Tant que j’en ai les moyens, et que mes sinus me le permettent, je snifferai mes lignes comme pourraient le faire un médecin, un magistrat, ou n’importe quel homme d’affaires”.

Addiction, soumission, etc.
Scène de la vie quotidienne dans un bar in de Casablanca. Un homme assis avec un couple cherche son ami des yeux. Ce dernier, accoudé au bar, saisit le regard. Avec les yeux, il lui dit oui. En langage clair : leur dealer est disponible. L’homme quitte la table prétextant une envie pressante… “Il (le dealer) m’a dit qu’il arrivait dans pas longtemps”, lui glisse à l’oreille son ami pour le rassurer. Cinq minutes plus tard, nouveau regard inquiet de l’homme en direction du comptoir. Mine dépitée de son ami. L’homme reprend la direction des toilettes, saisit au passage la mauvaise nouvelle transmise par l’ami : “Je l’ai rappelé, il a annulé. On n’aura rien avant demain”.

Les amateurs de lignes en ont marre de rester à la merci de leur dealer, vecteur d’un plaisir, d’une promesse, qui peut se faire attendre longtemps. Ils n’ont d’autre choix que d’accepter cette situation qui évoque une certaine idée de la soumission. Sarah, notre amatrice de la soirée Bouss, explique : “Avec mon dealer, c’est toujours le même scénario. Il ne répond pas directement au téléphone, mais confie la tâche à un autre. Je sais à chaque fois que je vais devoir traverser la moitié de Casablanca en me rendant à trois lieux de rendez-vous successifs. Ce n’est qu’alors que mon dealer ose se montrer. Il arrive en voiture avec deux mecs afin de passer pour une bande de potes en balade. Je monte derrière, je lui passe l’argent, il me passe ma dose. Puis ils me déposent 100 mètres plus loin.” Accepter de consacrer autant de temps, trois heures parfois pour Sarah, pour trouver de la coke, “fait partie des critères répertoriés de l’addiction”, assène la psychiatre Nadia Kadiri. Sarah n’a jamais regardé dans les yeux son dealer. “Je pourrais le distinguer en faisant attention dans la rue mais, franchement, il me serait difficile de le reconnaître”. La jeune accro s’en tient au minimum syndical comme de nombreux clients. “Un dealer n’est jamais votre ami. Il ne vous veut aucun bien et capitalise uniquement sur votre faiblesse. Je définirais nos rapports comme marchands. Je lui file son argent, il me file ma coke et je me casse jusqu’à la prochaine fois”.

Service après vente, connais pas !
La distance entre clients et dealers, généralement respectable, est un miroir de la peur qui peut habiter les uns et les autres. “L’idée du plaisir qui vous attend vous permet de dépasser l’appréhension du rendez-vous avec votre dealer et la peur de l’arrestation éventuelle”, nuance pour sa part Moha, 27 ans. Le monde du deal est un univers sans service après vente. Si pas contents, circulez, allez voir ailleurs ! “Mon dealer m’a dit fermement de ne donner son numéro à personne, c’est lui qui contrôle”, dixit Wafae, jeune amatrice de 30 ans. Le deal se fait en circuit fermé, il ne suffit pas d’avoir un ami qui décroche le bon téléphone pour saupoudrer tout le monde de coke. La méfiance est inscrite dans le code génétique du dealer. Le client, source d’argent facile, est bien le maillon faible de la chaîne. C’est le plus souvent lui qui fait tomber son pourvoyeur. “La justice ne se pose pas de questions. On peut poursuivre les consommateurs comme les vendeurs. Pour un gramme en poche, acheté ou vendu”, résume un consommateur régulier, dealer à ses heures. “Les consommateurs sont faciles à impressionner, ils peuvent très bien céder à la pression policière et balancer le téléphone de leurs dealers, selon un scénario typique : le client appelle son dealer et lui fixe rendez-vous, la police n’a plus qu’à l’attendre et l’arrêter en flagrant délit”, explique notre intermittent du deal en coke. Le piège s’est refermé sur des dizaines de dealers, depuis le début de l’année. Au grand bonheur des rescapés, qui ont élargi le cercle de leurs clients et majoré leur prix. La demande, comme nous le précise notre source, “est toujours sur une courbe ascendante, on dirait que tous en prennent ou peuvent, demain, en prendre”.

Quand le masque tombe
“L’acte de sniffer de la cocaïne est beaucoup plus intime que fumer un joint ou boire une bière”, résume un médecin de Casablanca. Plus simplement : pour sniffer heureux, on se cache. La découverte (par l’autre) peut être terrible. Quand Mehdi, étudiant dans une école supérieure, se fait surprendre par l’un de ses frères, le nez plongé dans la poudre, il sent le sol se dérober sous ses pieds. “Mon frère a tout dit à ma mère et, ce jour-là, c’était la honte de ma vie. Je ne savais plus où me mettre, ni quoi faire”. Mehdi, qui n’a rien trouvé à dire ce jour-là, est pourtant allé au-delà de la honte parce que, admet-il, “l’envie (d’en reprendre) est bien la plus forte”. Il en prend donc toujours, mais en soignant sa garde, pour éviter de se faire (sur)prendre par un parent ou un ami quelconque. “Un matin, ma petite amie me téléphone pour me signaler, d’une voix glaciale, qu’elle venait de trouver un sachet de cocaïne sur le tapis de son salon. J’avais égaré ma dose la veille alors que je passais la nuit chez elle”, raconte Hatim, 40 ans, toujours célibataire. Il n’a rien trouvé à dire à sa petite amie, trop mal à l’aise pour trouver des justifications qui tiennent la route. “Elle a éclaté en sanglots devant moi en me suppliant d’arrêter mes conneries”, ajoute Hatim qui a dû s’expliquer aussi sur ses récentes performances sexuelles. “Elle s’est sentie humiliée quand elle a compris la raison de mon entrain de la nuit précédente”. Pourtant, l’appel de la coke a été plus fort que la douleur de cette femme. Hatim a fouillé la poubelle pour récupérer sa dose, sous les yeux de son amie, toute honte bue, sans ménagement pour elle. “Je suis sorti en évitant de croiser son regard. J’avais trop peur d’y lire le mépris”, se lamente Hatim. Derrière cette crainte, la hantise de traîner une image de toxicomane.

Un ticket pour le plaisir ou l’enfer
Anas, 40 ans, consommateur de coke et d’héroïne depuis l’âge de 25 ans, est en cure de désintoxication au centre médico-psychologique de Tanger, la première ville touchée par le phénomène, bien avant Casablanca, Rabat ou Marrakech. “J’ai découvert la poudre en 1991 mais, très vite, l’alcool et 2 lignes de coke ne m’ont plus suffi. Il fallait que j’en prenne davantage à chaque fois pour retrouver cette sensation de puissance”, confie Anas qui a plongé tête la première dans la poudre. Tanger s’y prête bien. Dans la ville du détroit, les prix sont imbattables. “On est proche des grossistes, contrairement à Casablanca où les dealers font dans le détail. On touche alors le gramme à 300 dirhams. Des groupes d’amis font des achats groupés pour obtenir des ristournes. C’est mathématique, on en consomme encore plus”. D’où un nombre d’amateurs en conséquence et des drames en pagaille.

Au début, Anas s’approvisionne sans problèmes grâce à un ami qui vient de l’étranger. Coke gratuite et snifs à foison vont l’enchaîner. Le gramme de coke est à 600 dirhams au milieu des années 90, décennie de défonce totale pour Anas qui la traverse sur un nuage de moins en moins clair. Bientôt coupé de ce milieu aisé qui lui faisait grâce de lignes de coke, Anas passe de la cocaïne au speed : mélange à 70 dirhams à fumer (35 dirhams de coke, 35 dirhams d’héroïne). Pour une somme modique, le cocktail fait décoller et rend très vite accro. Et marketing oblige, les dealers se sont adaptés aux petites bourses en vendant des doses à 20 dirhams. “Je pouvais en fumer pendant 12 heures d’affilée avec ma copine. Le speed vous rend vite accro”, explique Mustapha. Fini la lucidité, le supplément d’énergie et la libido au top. Bonjour tristesse, en l’occurrence la face obscure de la coke : le manque. “Le mono, on dit dans le Nord”, précise Anas qui a vécu l’apathie, le malaise général, le down, les tremblements, les douleurs musculaires, les crises d’engoisse...

Une fois accro, le programme quotidien d’Anas est devenu immuable. Première demi-journée : fumer. Deuxième demi-journée : travailler sans grande efficacité. Le soir, “un mélange de blanche (cocaïne) et de noire (héroïne) pour ne pas ressentir le mono”. La coke permet de planer très haut. La chute n’en est que plus dure..

telquel

Regards, miroirs...

Posté le 11.12.2007 par zizo101988
Regards, miroirs...
Quand je te regarde, quand tu me regardes...

J'ai toujours eu une passion pour les yeux. Pas pour ce qu'ils sont. Mais pour ce qu'ils portent. Mes yeux, tes yeux. Si tu savais comme ça parle ces choses-là.


Comme ils brillent tes yeux

Ton regard. Les étoiles qui s'allument quand tu racontes un souvenir, un rêve, un projet important. Ces étoiles qui me disent qu'à ce moment-là tu voyages. Loin. Quand nos pensées vagabondent notre regard les accompagne. Il semble voler avec eux, il semble rêver avec eux. Tu racontes et moi je regarde tes yeux me parler. Comme ils brillent tes yeux alors ! J'admire l'importance de ton projet au nombre d'étoiles dans tes yeux. A la lumière qui en sort. Vivre c'est avoir cette lumière allumée au fond des yeux. Cette lumière-là ne ment jamais. Cette lumière de passion. On devrait prendre soin de ces lumières-là. Ces lumières qui vivent. Ces lumières qui font vivre. Qui prennent la vie à grandes brassées. Qui plongent dedans comme dans un océan de bonheur. Des yeux qui rêvent, sont des yeux qui vivent, des lueurs d'espoir.


Ton regard celui qui dit toutPour celui qui veut être attentif aux discours des yeux, il y a tant de secrets à découvrir. Le bonheur, la joie, les secrets de ton âme, seuls tes yeux les trahissent parfois. Ton regard est avide de confidence, avide de partage, avide de vie. Sourire ça se fait par les yeux, plus encore que par les plis de la bouche.
Ton regard c'est lui qui dit je t'aime (et je t'aime alors tellement), c'est lui qui dit parfois aussi que tu as envie de moi (et alors j'ai peur, peur de ce que tu deviens).
Rien de plus méprisant qu'un regard, rien de plus dur à supporter, rien de plus vrai.
Un regard me blesse plus que mille mots alignés, me valorise plus que les plus beaux compliments, me fait plus peur que mes pires cauchemars, me rassure plus que des rangées d'amulettes.


Ce regard qui pleure parfois sans larme

Quoi de plus triste qu'un regard vide ? ! Ce regard que j'ai croisé parfois. Je me rappelle de ce petit enfant. A 6 ans déjà il n'y avait plus d'étoiles dans son regard. Plus rien. Plus rien que ce bout de charbon. Des yeux sans fin. Des yeux sans expression. Ces yeux qui ne répondent pas à tes questions. Ces yeux qui ne t'écoutent pas. Ces yeux qui ne te voient pas. Enfermé dans son monde par notre monde, enfermé dans sa bulle par notre haine. Des yeux qui ne croient plus en rien.


Ton regard, ton chemin

Ta vie est dans ton regard pour celui qui accepte d'y plonger le sien. Mon regard c'est mon chemin. Si j'avance, si j'ouvre les yeux, si je me lève, mon regard m'accompagne, me précède, me guide, et se modifie. Mon regard, le tien, le vôtre, le leur : notre histoire, à cœur ouvert.


Si tu me regardes, j'existe

Si tu veux que j'existe, regarde-moi. Donne-moi cette chance de te connaître. Donne-toi cette chance de me connaître. On cesse d'exister quand on n'est plus regardés. On cesse d'exister quand les yeux passent sur nous sans nous voir. Tu connais le pouvoir de tes yeux. Le pouvoir d'un seul regard. Alors regarde-moi. Regarde-les.
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